Djemila Benhabib – Est-il possible de converser politiquement de religion?


Bien qu’elle soit née d’un père algérien et d’un mère chypriote en Ukraine, c’est en Algérie, dans la ville d’Oran, qu’a grandi Djemila Benhabib. Très tôt, la jeune fille se questionne sur la condition subalterne des femmes de son pays à travers son implication dans le parti de l’avant-garde socialiste dans lequel ses parents s’impliquent également. Djemila, usant de son esprit critique, remet en question tous les dogmes de sa société, même l’existence de Dieu; comportement qui dérange fortement ses contemporains.

Lors de la montée politique du FIS (Front Islamique du Salut), qui avait pour objectif d’islamiser le pays par la force, sa famille reçoit une lettre de condamnation à mort pour les idéaux de justice sociale et de laïcité qu’ils prônent.

À l’âge de 22 ans, la famille Benhabib est contrainte de se réfugier en région parisienne pour fuir les violences de leur pays. En France, elle découvre avec stupeur la condition des Maghrébines immigrantes qui s’apparente dangereusement à celle des femmes de l’Algérie qu’elle vient de quitter. Conséquemment, Djemila s’implique dans multiples associations françaises pour contrer cette tendance qu’elle considère rétrograde envers la condition féminine.

Cinq ans plus tard, elle arrive seule à Montréal en tant que réfugiée politique, où elle poursuit ses études universitaires en science physique ainsi qu’en science politique et droit international. En 2002, elle intègre le Ministère Fédéral des Affaires Sociales pendant 10 ans. À la suite de ce passage dans l’administration publique, Djemila se lance en politique provinciale sous la bannière du Parti Québécois ; elle y tente de se faire élire à deux reprises, sans succès.

Depuis, elle s’illustre en tant qu’essayiste et conférencière au Québec et en Europe. Son plaidoyer s’organise autour de la liberté d’expression, de la condition des femmes, de la laïcité ainsi que de la prise de conscience de l’importance de ces concepts par les citoyens des démocraties occidentales[1].

Dans la conférence que nous vous rendons disponible ci-haut, Djemila Benhabib s’interroge sur la question suivante ; Converser politiquement de religion, exercice superflu ou nécessité absolue? Les images ont été captées par VUE lors d’un événement organisé par l’Institut Jean-Paul Desbiens ainsi que les Presses de l’Université Laval à la Librairie du Quartier le 7 avril 2017 à Québec.


 

Sources: 

[1] http://djemilabenhabib.com/auteure

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